LE MÉTÉORE

Une création du Collectif ZAVTRA

Dirigé par Guillaume Delalandre

Collaborateur artistique : Erwann Mozet

Avec :

Élisa Delorme

Vladimir Barbera

Clément Delpérié

Timothée François

Jean-Baptiste Tur

 

Création: Septembre 2020

Durée: 1h10 

Wolfgang Schwitter est écrivain.

Il meurt puis ressuscite.

Se retrouvant à nouveau dans son ancien atelier, aujourd'hui appartenant à un peintre et sa femme, des figures de sa vie viennent le hanter.

Pendant que tout ce monde gravite autour de lui, il n'a qu'une obsession :

Mourir. 

J’ai envie de parler du désir, de l’intime, de la fragilité et du renoncement.

Lors d’une création artistique, quand on pose le premier mot d’un poème, la touche de couleur qui met en lumière les tréfonds de l’âme d’un peintre face à sa toile. Lorsqu’on embrasse un mort, qu’on lui dit adieu, qu’on le libère.

J'ai envie de parler de la mort et de la peur qui en émane.

Et dans un geste contraire, parler de la vie, nous rappeler que nous sommes bien vivants, emplis de forces et de croyances.

Je m’intéresse au sacré, à sa représentation, sa symbolique.

Dans l’espace, les corps, gestes et regards des acteurs tendus vers la mort.

Notre ultime souffle.

Avant la chute : des sentiments et des croyances.

Il s’agit de plonger dans une atmosphère de fin de vie baignée d’une lumière chaude et emplie de peinture.

Le renoncement à vivre, à écrire, à se débattre n'est plus perçu comme une malédiction mais ici une aspiration à être libre.

Tel un cri de vie, « un beau et long cri » avant le silence, la solitude et le soulagement de s’être débarrassé d’une vie parfois futile afin d’accéder à l’essentiel : « vivre une seconde pleine de présent ».

Et mourir en paix.

 

Le Météore est un chant d’amour à la vie et à son caractère si précieux.

 

Guillaume Delalandre

 

" Les morts ne se comportent pas tous de la même façon.

Il y en a qui s'effacent tout de suite, on dirait qu'ils n'attendaient que ça.

D'autres te tournent autour, ils te visitent en rêve, ils veulent quelque chose... "

 

VERNON SUBUTEX - Virginie Despentes